Le Feedback : Mode d'emploi

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J'ai fait une recherche sur ce qu'on appelle "le traumatisme du Feedback", et non, ce n'est pas une plaisanterie, ça existe !
Pourquoi je cherche ça ?
Parce qu'il faut être honnête avec nous même : Ce qui nous pousse aussi à écrire, c'est de recevoir des avis derrière puisqu'on sait qu'on est lu... Je dirais que ça compte à 20% dans le plaisir de l'écriture... 1% de café et 79% d'émotions très intenses derrière le clavier...

Donc voici ce que j'ai trouvé sur le "feedback" (mais ce n'est pas encore ce que je cherchais.

N'hésitez pas à donner vos avis, même sans lire le gros pavé que je vous colle...

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Le feedback est un moyen d'en apprendre plus sur nous mêmes et sur l'effet que notre comportement peut avoir sur notre entourage.
C'est parler de nous, de nos actions, de nos perceptions de nous-mêmes, des autres, de l'entourage, la famille, la classe, en parler librement mais pas n'importe comment.
Le feedback constructif augmente la conscience de soi, offre des options et encourage le développement, il est donc important de le donner et de le recevoir.

Le feedback devient destructif signifie simplement qu'il est administré sans réfléchir, qu'il laisse le récipiendaire avec un sentiment négatif de lui-même, avec la clé, rien sur lequel il/elle puisse construire pour l'avenir, aucune option dans le but d'utiliser ses connaissances.


Donner un feedback :


1. Commencer par le positif.
La plupart des gens ont besoin d'encouragement, qu'on leur dise que ce qu'ils font est bien. Lorsque l'on offre un feedback, cela peut aider le receveur d'entendre en premier lieu les aspects positifs que l'on a trouvé dans le travail, l'activité.
Nous avons souvent tendance à mettre l'accent sur les aspects négatifs, sur les faiblesses plutôt que sur les points forts. C'est un trait marquant de l'enseignement, mais aussi de notre système d'éducation en général.
C'est la caricature de "fais pas ci, fais pas ça..."
Pressés de critiquer, nous passons facilement sur les aspects que nous avons appréciés. Si l'on mentionne le positif en premier lieu, le négatif a plus de chance d'être écouté, et digéré puis transformé.


2. Etre spécifique
Essayer d'asséner les commentaires d'ordre général qui n'ont pas d'importance lorsqu'il s'agit de développer des compétences précises.
Des généralités du genre " tu as été brillant !" ou " c'était mauvais! " peuvent être agréables ou terribles à entendre, mais ne donnent aucune information utile sur le savoir et son apprentissage. Les mêmes termes peuvent être utilisés à meilleur escient s'ils sont accompagnés des raisons pour lesquels on les a utilisés.
Le feedback spécifique donne plus de chances au récipiendaire de l'utiliser pour apprendre plus et mieux.


3. Ne se référer qu'au comportement qui est susceptible d'être modifié.
Il y a peu de chances que l'on réussisse à aider quelqu'un en donnant à cette personne un feedback sur quelque chose qu'il/elle ne peut changer, sur une chose qui ne dépend pas d'un choix personnel.
Par exemple, dire " je n'aime pas votre visage/votre taille/votre voix ...etc", n'offre aucune information qui puisse permettre a l'interlocuteur de se modifier!
D'un autre côté, "je serais ravi si tu souriais un peu plus ou au moins que tu me regardes quand je te parle" est une chose modifiable par l'interlocuteur, une chose qu'il/elle peut changer si il/elle en fait le choix.


4. Autres alternatives.
Si on décide d'offrir un feedback négatif, alors ne pas se contenter pas de critiquer, mais plutôt suggérer que l'autre personne aurait pu agir de manière différente.
Autrement dit, transformer la critique en suggestion positive.
Toujours laisser une porte de sortie, ne pas acculer l’auteur et le laisser seul devant une "faute".

5. Etre descriptif plutôt qu'évaluatif.
Apprendre a dire aux autres ce que vous avez vu ou entendu et l'effet que cela a eu sur nous, plutôt que "c'était bien, c'était génial, c'était nul...etc."


6. Identifier le feedback, le revendiquer.
Il est très facile de dire à un interlocuteur "Tu es ceci, ou tu es cela", suggérant ainsi que vous délivrez une opinion universellement partagée sur cette personne. En fait, tout ce que nous avons le droit de produire s'arrête à l'expérience que nous avons eue de cette personne a un moment particulier, pendant une expérience, un laps de temps donnés.
Il est important de prendre sa propre responsabilité dans le feedback que l'on peut offrir. Commencer donc son feedback par "Je" ou "Je pense que..." est un moyen d'éviter que l'interlocuteur ait l'impression que jugement général de dimension cosmique, fataliste lui tombe dessus.


7. Laisser le récipiendaire devant un choix.
Le feedback qui exige une transformation obligatoire, ou qui impose une transformation de l'individu ou de son comportement de façon coercitive invite l'interlocuteur à la résistance. Il impose moralement, donc réduit l'impression de libre arbitre. Le feedback habile offre aux gens une information sur eux-mêmes d'une manière qui les laisse avec un choix, des options qu'ils mettront en oeuvre, ou pas.
Il est important examiner les conséquences qu'apportent telle ou telle décision à prendre, tel ou tel changement d'attitude ou de manoeuvre, mais en aucun cas le changement ne doit être une prescription.
**** Pour l’auteur du Feedback


8. Quelle information le feedback convoie-t-il sur nous-même?
Le feedback en dit aussi sur nous-même qu'il en dit sur le récipiendaire. Il en dit long sur notre système de valeurs et sur ce que l'on attend des autres.
Ainsi, nous pouvons en apprendre beaucoup sur nous-mêmes en écoutant les feedbacks que nous offrons aux autres.


Recevoir un feedback
Si nous nous trouvons cette fois du côté récipiendaire du feedback.
L'écouter patiemment plutôt que le rejeter d'emblée, ou commencer immédiatement à le discuter.


Ne pas être sur la défensive.


Le feedback peut être une chose désagréable à entendre, mais sans lui nous pouvons rester dans l'état, nous appauvrir. Apprendre aux auteurs à accepter le regard des autres via l'humour, la remontrance, et ne pas se crisper.


5. Décider de ce que l'on fera de ce feedback.
Grandes lignes d'un feedback vraiment constructif


  • 1. Commencer par ce qui est positif, garder le négatif pour la démonstration, et terminer par du positif. Toujours donc encadrer le négatif par du positif.
  • 2. Etre descriptif, pas évaluatif. C'est au récipiendaire du feedback de faire cette évaluation.
  • 3. Parler de comportements précis et si possibles, les illustrer par des exemples.
  • 4. Utiliser le pronom personnel "Je", parler en son nom propre et non faire tomber sur le récipiendaire un jugement universel.
  • 5. Lorsque le feedback est négatif, proposer une issue, une alternative positive a la situation négative si c'est possible.
  • 6. Il n'est normalement nécessaire de donner un feedback que sur des choses ou situations qui sont en mesure d'être modifiées.

Respecter
Appréhender (dans le sens: comprendre le monde de l'autre, l'empathie)
Etre soi-même, authenticité des rapports
Vers des relations humaines efficaces....
La recherche a montré qu'il y a trois qualités fondamentales qui font qu'une relation peut être efficace.
Respect, Empathie, Authenticité.

Respect:
C'est le comportement qui fait sentir aux autres qu'ils ont une valeur intrinsèque, qui qu'ils soient, une unité
On aide l'autre a sentir qu'il/elle est important(e) pour nous, autant que qui que ce soit d'autre dans le groupe.
Il est important de prouver aux auteurs qu'on les respecte.
Empathie, on a déjà abordé le sujet plus haut.


Authenticité:
C'est une attitude tendant à montrer qu'on est soi-même, qu'on peut avoir confiance, qu'on ne se cache pas derrière un rôle, une façade.
Etre ouvert, mais de façon judicieuse, appropriée aux situations.
L'authenticité se manifeste quand
- en parlant de façon appropriée de soi-même.
- en partageant des sentiments au moment opportun.
- le discours est en phase avec l'attitude générale.
- on n'est pas sur la défensive.
- on ne prétend pas être ce que l'on n'est pas.

1. Respect
- répondre, réagir à ce qui a été énoncé par l’auteur, ne pas ignorer.
- établir des codes en stipulant le pourquoi et le comment.
- partager la chaleur humaine, la politesse, l'humour.
- être prêt à s'excuser.
- reconnaître les efforts des auteurs.
- savoir afficher, valoriser le travail d'un élève s'il est effectif et valorisable.
- favoriser l'autonomie.
- éviter brimades et sarcasmes.
- éviter les injustices.
- faire attention aux préjugés et autres stéréotypes.
- observer scrupuleusement et sans déroger les règles de base de la vie en communauté. Si dérogation, c'est la choix du groupe tout entier, pas celui de l'instituteur/trice.
- ne pas trahir la confiance des auteurs/lecteurs.
- prendre au sérieux chaque opinions.

2. Empathie
- montrer qu'on est capable de voir les choses depuis le point de vue de l’auteur.
- envisager chacun comme potentiellement capable de contribuer, d'apprendre quelque chose aux autres.
- utiliser le langage approprié.
- paraphraser pour montrer et vérifier qu'on a compris exactement comme il le fallait. (Dans les cas autant négatif que positif)
Authenticité:
- être "consistant", ne pas "dire" dans un sens et agir dans l'autre sens.
- être soi-même, sans fard.
- être clair
- s'ouvrir de façon personnelle a bon escient. (l’authenticité n'est pas raconter sa vie)
- savoir prendre des risques, surtout si on demande aux auteurs d'en prendre eux-mêmes.
- être prêt a admettre ses propres erreurs, limites, incapacités, ou même totale ignorance sur un sujet donné.

La manière que l'on a de penser a de fortes chances d'influer grandement sur nos sentiments et nos actions.
La façon dont est perçue une situation donnée, ce que l'on s'en dit a soi-même intérieurement, aura un effet décisif sur l'impression que l'on aura de la situation et sur nos actions ultérieures.
Un ordre probable des choses:

  • 1 événement déclencheur.
  • 2 pensée (discours intérieur)
  • 3 conséquences: impressions, sentiments, suite des événements. (action)

Ce que l'on pense peut influer sur nos sentiments et en conséquence sur nos actions ultérieures.
D'où, le contrôle sur nos pensées peut signifier une gestion des sentiments et une influence efficace sur nos actions.

Une bonne gestion de l'auto-discours est un moyen d'éviter l'auto-victimisation (je suis nul(le)...) paralysante.
Essayer d'aider un auteur/co-auteur à éliminer les "de toutes façons, je ne saurai pas faire...!"

Ce que l'on pense agit sur ce que l'on sent et ainsi par ricochet sur nos actions.
Si nous contrôlons ce que nous pensons, nous avons ainsi plus de contrôle sur ce que nous sentons et notre comportement s'en ressent en efficacité.
Il s'agit donc, non pas de bidouille psycho-machin-chose, mais de prise en charge de soi-même. De montrer a chaque "victoire" que la fatalité est vaincue, et que cette victoire n'est qu'une étape, qu'il reste encore tout plein de victoires devant nous.
Eviter l'auto-défaitisme:
C'est du moins ainsi que je les perçois, méfiants et inquiets des autres.
L'auto-discours est donc ainsi un discours de méfiance et d'auto-dénigrement. "les autres sont bons et je suis mauvais".
Ces pensées négatives et non-fondées d'une auto-mésestime supposent les postulats suivants:
Petit catalogue de préjugés négatifs:

  • 1. quelqu'un aimer ou au moins apprécier.
  • 2. je devrais être bon en tout comme tous les gens normaux.
  • 3. il est plus facile d'éviter les difficultés que de leur faire face et de les résoudre...... etc.

Toutes ces croyances dogmatiques ne peuvent qu'engendrer angoisse, colère, peur, jalousie, dépression et culpabilité.
De penser en terme de "Les choses devraient être...", "Les gens devraient..." ou pour les grands "La société devrait...." ne peuvent mener qu'à la colère ou à la désillusion puis la dépression.


En fait,

  • 1 éviter de se dévaluer face aux difficultés.
  • 2 essayer d'avoir une approche rationnelle face aux difficultés.
  • 3 parler en termes positifs plutôt que négatifs.