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Noirs De France : De 1889 à nos jours / Série en 3 volets - streaming, télécharger sur Rapidshare

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Noirs De France : De 1889 à nos jours / Série en 3 volets - streaming, télécharger sur Rapidshare

Être noir dans la France d’aujourd’hui, c’est être l’héritier direct de mémoires diverses et souvent contradictoires. Ce que nous proposons ici n’a jamais été fait : raconter 130 ans de l’histoire des Noirs de France depuis l’exposition universelle de 1889 jusque celui de présences migrantes venues des Antilles, d'Afrique mais aussi de l’Océan Indien et de la Nouvelle Calédonie. Regrouper en un seul projet la mémoire des différentes communautés noires de France, véritable mosaïque d’identités, et retracer ainsi la construction d’une identité noire française. Nous avons aussi voulu donner la parole aux acteurs et héritiers de cette histoire. Célébrités noires au devant de la scène médiatique : Lillian Thuram, Joey Starr, Audrey Pulvar, politiques : Christine Taubiera, militants : Rokhaya Diallo et bien sûr historiens et sociologues : Pap Ndiaye, Elikia M’Bokolo, Françoise Verges, Claude Valentin Marie… Ce film est l’histoire de 3 à 4 millions citoyens français qui réclament aujourd’hui une visibilité légitime et une place dans le grand récit national, l’histoire de la construction d’une identité multiple et vivante : une grande saga au cœur de l’histoire de France.



Africains, Malgaches, Réunionnais, Martiniquais, Guadeloupéens, Guyanais, Comoriens, Haïtiens, Kanaks, mais aussi Parisiens, Marseillais, Lillois… ils sont, depuis plus de trois siècles, Noirs et Français, tout simplement. Être noir en France, c’est être l’héritier de siècles de luttes pour obtenir la liberté, l’égalité, la fraternité. Pour la première fois, Noirs de France, une série documentaire, plonge le téléspectateur au cœur d’une histoire encore mal connue.

Noirs de France s’annonce comme l’un des documentaires phares du premier semestre 2012 pour France 5. En abordant une question identitaire délicate sans jamais tomber dans le communautarisme, il met pour la première fois en lumière tout un pan de l’Histoire de France longtemps occulté, au mieux par réflexe républicain. En donnant la parole à 35 grandes figures de la France Noire contemporaine parmi lesquels Pascal Légitimus, Christiane Taubira, Lilian Thuram, Yandé Christiane Diop, Harlem Désir, Joey Starr ou Soprano … Noirs de France ouvre un débat éclairé sur la place et le rôle de la population noire au sein de la nation française.

Cette "Histoire", à peine évoquée dans les livres, est celle de plus de 3 a 4 millions de nos concitoyens, qui réclament à juste titre leur place dans la société.

 

Année de production : 2011
Nationalité : Français
Auteurs : PASCAL BLANCHARD, JUAN GELAS
Réalisé par : Juan Gelas, Pascal Blanchard
Avec :Joey Starr, Audrey Pulvar...
Genre : Documentaire
Durée : 3 H 
Production : COMAGNIE DES PHARES ET BALISES / INA
Participation : FRANCE TELEVISIONS / TV5 MONDE / PUBLIC SENAT
Soutien : CNC / PROCIREP / ANGOA / ACSE

Hébergeur : RapidShare

Qualité : Excellente
Format : WMV
Nombre de volets : 3 
Taille totale du fichier : 838 MB

PREMIER ÉPISODE - 1889-1940 : LE TEMPS DES PIONNIERS

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C’est une histoire ancienne qui commence au moment du Code noir avec le XVIIe siècle, mais c’est une présence qui devient seulement visible au moment de l’Exposition universelle de 1889, au moment où la IIIe République commémore le Centenaire de la Révolution française et fixe dans son code le statut des Citoyens, des Étrangers et des Indigènes. C’est un récit qui va traverser deux conflits mondiaux, le temps des luttes anti-coloniales, des exhibitions humaines, et celui des premières présences migrantes venues des Antilles, d’Afrique, mais aussi de l’océan Indien, de Nouvelle-Calédonie et de l’influence d’Afro-Américains depuis l’entre-deux-guerres. À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, les premiers « Noirs » sont les pionniers d’une histoire qui va se poursuivre dans le XXe siècle.
Lors de la Grande Guerre (1914-1918), des milliers de soldats noirs venus des Antilles, d’AOF, d’AEF, du Pacifique, mais aussi d’Amérique, de la Réunion ou de Madagascar sont morts pour défendre la France. Entre 1920 et 1940, plusieurs milliers de Noirs, Antillais, Africains, Afro-Américains vivent déjà en France, notamment à Paris, Marseille et Bordeaux. L’engagement politique est fort, il conduira à la Négritude. La vie artistique est féconde et bouleverse les codes musicaux et gestuels du temps. La France devient, y compris pour les Afro-Américains, une seconde patrie pour les Noirs du monde. En 50 ans, la France des « indigènes » va se transformer de manière radicale et, au moment du second conflit mondial, la question de la citoyenneté noire est en marche et c’est en métropole que ce combat a été mené par les élites noires. Les images d’archives, inédites pour la plupart, en montrent les traces, les interviews éclairent ce temps des pionniers et le récit nous fait découvrir une histoire aux mille visages, une grande histoire française.

DEUXIÈME ÉPISODE - 1940-1974 : LE TEMPS DES MIGRATIONS
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Après-guerre, alors que l’Armée d’Afrique aura contribué à sauver l’honneur de la France et libérée une grande partie du territoire nationale et que la Résistance aux Antilles fut l’une des plus héroïques, des milliers d’étudiants et intellectuels s’installent en France et s’engagent dans la lutte pour les indépendances. L’immédiat après-guerre voit Paris se transformer en capitale culturelle, connue pour le jazz et pour l’accueil réservé aux Afro-Américains. Le temps des colonies laisse peu à peu la place à celui des luttes pour les indépendances. Dans cette période de basculement politique, quatre élus s’imposent et vont structurer les enjeux de cette génération : Léopold Sédar Senghor, Gaston Monnerville, Aimé Césaire et Félix Houphouët-Boigny.
Avec les indépendances, l’empire disparaît progressivement du quotidien des Français, le ministère de la France d’Outremer devient celui de la Coopération. Commence alors l’histoire des immigrations postcoloniales en provenance d’Afrique et des Dom-Tom. En 1963, le Bumidom, agence d’État chargée d’organiser l’immigration en provenance des Antilles, recrute largement pour la métropole (bientôt imité par la Réunion). C’est un tournant majeur. L’immigration africaine permet aussi aux industries de combler un manque de main-d’œuvre pendant cette période de croissance. Face à cette nouvelle présence, la France passe d’un racisme colonial à une xénophobie manifeste. La musique reste le moyen d’expression privilégié de la culture noire, et des artistes comme Serge Gainsbourg utilisent désormais des rythmes afro-antillais dans leur composition. Les années 1954-1974 sont aussi marquées par la lutte sociale axée autour des conditions de travail et des logements déplorables.
Les protestations contre la politique d’immigration et les conditions de vie des travailleurs immigrés s’amorcent après le mouvement de Mai 68. Avec des nouvelles mobilisations et contestations dans les foyers, sont révélées à l’opinion publique les conditions de vie de ces travailleurs immigrés.
La fermeture des frontières, le regroupement familial et des relations nouvelles avec les Antilles vont fixer pour la génération suivante cette présence noire en France.

TROISIÈME ÉPISODE : Le temps des passions (1975 à nos jours)
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Le choc pétrolier de 1973 et la crise qui s’ensuit provoquent un arrêt officiel de l’immigration de travail en France et laisse progressivement place au regroupement familial. Au début des années 80, la gauche socialiste met fin au Bumidom et régularise de nombreux sans-papiers. Mais, en 1986, le ministre de l’Intérieur Charles Pasqua affrète, à grand renfort de publicité, un charter qui reconduit symboliquement à Bamako une centaine de Maliens. Cette expulsion se veut un signal fort. Par la suite, les mouvements de luttes des « sans-papiers », pour le droit à l’asile et au logement se multiplient et sollicitent l’intérêt des médias.
Ces années sont aussi marquées par l’émergence de musiciens et surtout de sportifs afro-antillais sur la scène médiatique. Ces enfants des premières générations, comme Marius Trésor, Jean Tigana ou Yannick Noah, deviennent les « héros » d’une France en quête de succès. Le dernier quart du XXe siècle sera marqué par la forte visibilité dans l’espace public de discriminations multiples à l’encontre des migrants afro-antillais et de leurs descendants.
La musique « noire » est plus présente que jamais dans les années 80-90. La visibilité de la population noire passe aussi par la question de la mémoire de l’esclavage avec la Marche de mai 1998 commémorant le cent cinquantenaire de l’abolition de l’esclavage. Mais l’autre temps fort de cette année 1998 demeure la Coupe du monde de football où s’illustre l’équipe de France « Black-Blanc-Beur ». Dans le même temps, le combat pour la mémoire prend un nouveau tournant : le 10 mai 2001, l’Assemblée nationale reconnaît la traite négrière et l’esclavage comme crime contre l’humanité. Des auteurs d’origine afro-antillaise multiplient les publications évoquant leur identité entre l’Afrique, les Antilles et la France et la musique reste un espace d’expression privilégié des jeunes issus de l’immigration. Le paradoxe français se creuse, car malgré les discours d’exclusion, les violences urbaines et la crise sociale, les Noirs français s’installent dans l’hexagone de manière explicite et multiple. Les Noirs font désormais partie intégrante de notre histoire, de nos cultures, du territoire et de l’économie depuis maintenant plusieurs générations, mais c’est aujourd’hui que cette présence s’inscrit, aussi, dans le champs politique.

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